identité nationale le débat Sénèque et écrivain répondent à Eric Besson le journalisme est aussi là pour trouver des sources - pas recopier les dépêches
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Eric Besson a dont souhaité un débat sur l'identité nationale.
Qu'en dire... qui ne soit pas dans les dépêches officielles des officiels ?

Qu'aurait pensé Sénèque d'un tel débat ?
- Sénèque ? Mais de quel parti ?
- Dans les années 40 Sénèque fut exilé en Corse.
- Mais de quel parti ?
- Nous sommes donc vers 40... ce n'est pas 1940 mais 40. Oui un, deux... quarante...
- Ah ! Mais alors il n'était pas français.
- Il était romain. Et Néron finança quelques années plus tard la reconstruction d'une de ses villes : Lyon, victime d'un incendie
- Ah, après la victoire en coupe d'Europe ?

Bref, j'arrête ce dialogue fictif... Sénèque "aurait aujourd'hui" 2004 ans. Oui notre cher Sénèque est né "quelques années" avant le Général de Gaulle !

Pour Monsieur ERIC B
et donc aussi pour Monsieur cher Nicolas :

Sénèque a alors quarante ans. Il est en exil en Corse. Et il rédige une oeuvre qui nous est parvenue : Consolation à ma mère Helvia.
Une oeuvre philosophiquement mineure.
Mais qui nous aide à comprendre son cheminement stoïcien et ses difficultés à vivre stoïquement.

Sénèque écrit :
Les causes qui poussent les hommes hors de chez eux sont variables ; ce qui est en tout cas hors de doute, c'est qu'aucune portion de l'humanité n'est restée au lieu de ses origines.
Le genre humain se démène sans répit ; chaque jour marque un changement dans ce vaste univers...


Quelques lignes plus loin :
Bref, tu ne trouveras guère de contrée qui ait conservé jusqu'à ce jour sa population primitive. Tout est mélange et enchevêtrement ; c'est un chassé-croisé général.

Sénèque, alors en Corse, bien avant Napoléon oui, reprend l'histoire de ce "rocher aride et broussailleux qui a souvent changé d'habitants". Et de multiples venues... dont celles ensuite parties pour Marseille... certes Sénèque confond alors (mais il n'avait pas wiki-truc pour vérifier) la Phocide, en Grèce centrale, et la cité de Phocée, sur la côte turque, dont Marseille était une colonie. Sénèque écrit "les Grecs originaire de Phocide (dont vous corrigez par Phocée, sur la côte turque) qui habitent aujourd'hui MARSEILLE s'étaient d'abord installés dans cette île ; on ne sait trop ce qui les chassa, l'insalubrité du climat, l'écrasante proximité de l'Italie, ou la configuration des côtes, dépourvues d'abris naturels : car la sauvagerie des indigènes n'y entra manifestement pour rien, puisqu'ils allèrent tout aussitôt se mêmer aux farouches et grossières peuplades de la Gaule."

Alors, notre identité nationale après ces migrations qui n'ont pas cessé ensuite ?
Comme nous avons encore avancé en presque vingt siècles dans le "mélange et enchevêtrement", nous pourrions nous contenter de cette définition ?
identité nationale : mélange.
J'avais écrit une chanson sur le mélange. Elle n'a pour l'instant pas encore trouvé sa voix...





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-COM3-- le 01 décembre 2009 à 14 : 28
par khalfi : Ce débat sur l'identité nationale me remet à l'esprit un texte que j'ai lu sur un livre d'histoire, je ne sais plus à quelle date. A mon sens, il est très révélateur du caractère des dirigeants d'un pays pour "distraire" leur peuple. Rien de plus simple que de toucher la fibre patriotique et d'exalter pour faire croire à chacun qu'il est exceptionnel, que le pays dans lequel il vit et sa nationalité sont exceptionnels, que sa "race" est exceptionnelle... etc
"Aussi, pour se maintenir, l'Etat a recours à trois agents à sa dévotion : la famille, l'église et l'école. Il travaille sans cesse à inculquer aux citoyens, la supériorité de leur civilisation, l'orgueil patriotique et le loyalisme à son égard. Il fait, par ce moyen, l'économie de milliers de policiers et il prépare l'esprit public à la cohésion et à la docilité qui sont si nécessaires en temps de guerre. C'est comme cela qu'une minorité régnante parvient à manier l'opinion et à domestiquer la majorité"

-COM2-- le 30 novembre 2009 à 12 : 06
par Véro : Et pourtant les préfectures recevront d'autres contributions...
Véro

-COM1-- le 28 novembre 2009 à 19 : 19
par Paul G : merci pour cet éclairage qu'on ne trouve pas ailleurs
Paul G


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